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https://techcrunch.com/2026/01/26/heres-the-tech-powering-ices-deportation-crackdown/
Description courte
Un inventaire des technologies de surveillance utilisées par l’ICE (article en anglais)
Extraits choisis
Simulateurs d’antennes-relais
L’ICE dispose d’une technologie appelée simulateurs d’antennes-relais pour espionner les téléphones portables. Ces dispositifs de surveillance, comme leur nom l’indique, sont conçus pour se faire passer pour une antenne-relais, incitant ainsi les téléphones à proximité à s’y connecter. Une fois la connexion établie, les forces de l’ordre utilisant ces simulateurs peuvent localiser et identifier les téléphones à proximité, et potentiellement intercepter les appels, les SMS et le trafic internet.
Reconnaissance faciale
Clearview AI est sans doute l’entreprise de reconnaissance faciale la plus connue aujourd’hui. Pendant des années, elle a promis de pouvoir identifier n’importe quel visage en effectuant une recherche dans une vaste base de données de photos collectées sur internet.
Logiciel espion pour téléphones de Paragon
En septembre 2024, l’ICE a signé un contrat de 2 millions de dollars avec l’éditeur israélien de logiciels espions Paragon Solutions.
Technologies de piratage et de déverrouillage de téléphones
À la mi-septembre, le service d’enquêtes de l’ICE, le Homeland Security Investigations, a signé un contrat de 3 millions de dollars avec Magnet Forensics.
Ce contrat porte spécifiquement sur des licences logicielles permettant aux agents du HSI de « récupérer des preuves numériques, de traiter les données de plusieurs appareils » et de « générer des rapports d’expertise », selon le descriptif du contrat.
Données de géolocalisation des téléphones portables
Fin septembre, 404 Media a révélé que l’ICE avait acquis l’accès à un outil de surveillance « tout-en-un » lui permettant de consulter des bases de données contenant l’historique de géolocalisation des téléphones portables, ainsi que des informations issues des réseaux sociaux.
Cet outil semble être composé de deux produits, Tangles et Webloc, développés par la société Penlink. L’un des outils promet d’exploiter « une plateforme de données propriétaire pour compiler, traiter et valider des milliards de signaux de géolocalisation quotidiens provenant de centaines de millions d’appareils mobiles, fournissant ainsi des analyses à la fois médico-légales et prédictives ».
Lecteurs de plaques d’immatriculation
L’ICE s’appuie sur des sociétés de lecture automatique de plaques d’immatriculation (LAPI) pour suivre les conducteurs sur une grande partie du territoire américain, en enregistrant leurs déplacements.
Bases de données juridiques et d’archives publiques de LexisNexis
Depuis des années, l’ICE utilise les données de LexisNexis, courtier en données juridiques et d’archives publiques, pour appuyer ses enquêtes.
En 2022, deux organisations à but non lucratif ont obtenu des documents grâce à des demandes d’accès à l’information, révélant que l’ICE avait effectué plus de 1,2 million de recherches en sept mois à l’aide d’un outil appelé Accurint Virtual Crime Center. L’ICE utilisait cet outil pour vérifier les antécédents des migrants.
Un an plus tard, The Intercept a révélé que l’ICE utilisait LexisNexis pour détecter les activités suspectes et enquêter sur les migrants avant même qu’ils ne commettent un crime, un programme qui, selon un critique, permettait la « Surveillance de masse ».
Palantir, géant de la surveillance
Palantir, géant des technologies d’analyse de données et de surveillance, a signé plusieurs contrats avec l’ICE au cours de l’année écoulée. Le plus important, d’une valeur de 18,5 millions de dollars à compter de septembre 2024, porte sur un système de base de données appelé « Gestion des cas d’enquête » (ICM).
Auteur⋅es
Lorenzo Franceschi-Bicchierai Zack Whittaker
Date de publication
2026-01-26